Aujourd’hui n’est pas un jour pour écrire pour moi : je n’ai pas envie. Pire, je bloque et la page blanche de mon nouveau chapitre me nargue par son immensité vide.

Du coup, je me dis qu’aujourd’hui n’est pas un jour pour écrire mais pour réfléchir aux meilleurs conseils que je pourrais me donner à moi-même pour le futur. Voici donc cinq choses à faire pour combattre la page blanche et finir son premier jet :

  • Faire un plan avant de commencer à écrire
  • Ne JAMAIS revenir en arrière dans un premier jet
  • Écrire la fin en premier
  • Ne pas être trop dur avec soi-même
  • Dédramatiser ; demain est un autre jour

Faire un plan

Si je devais donner un seul et unique conseil à quiconque souhaite écrire une histoire, c’est : faites un plan. Je sais que ce n’est pas nécessaire pour tout le monde ; des auteurs, comme Christelle Lebailly, ou même Stephen King, aiment se laisser porter par leurs personnages et se laisser surprendre.

Pour moi, ça ne marche pas du tout ! C’est pour moi la raison principale de tous mes projets avortés ; il arrivait toujours un moment où j’étais bloquée, je ne savais plus écrire car je ne savais pas où cette histoire m’amenait. Le plan fait ici office de carte, ou plutôt d’un itinéraire tracé sur une carte. Avant de partir à l’aventure, vous faites votre plan, vous le manipulez et l’adaptez jusqu’à ce qu’il vous plaise et que vous vous sentiez paré pour partir. Lorsque vous serez perdu, que vous ne saurez pas ce qu’il doit se passer ensuite, votre plan sera toujours là pour vous réorienter.

Je conseille tout de même d’être un minimum flexible avec son plan ; il est vite arrivé qu’une idée parfaite vous traverse l’esprit ou qu’un de vos personnages ait envie de faire quelque chose que vous n’aviez pas prévu (Je suis certaine que je ne suis pas la seule à qui ça arrive, haha !). Adaptez alors votre plan. En plus de mon plan sous forme de tableau, j’ai aussi toujours toute mon histoire sous forme de flash-cards, chaque carte étant une scène et je peux ainsi les déplacer, les supprimer, les ajouter à ma guise en étalant le tout par terre.

Il y a différentes formes de plan : j’ai pour ma part commencé avec celui de Mécanismes d’histoire pour finalement m’inspiré du processus de J. K. Rowling.

Ne pas revenir sur ses pas

Lorsque vous écrivez votre premier jet, vous vous sentez transporté par l’inspiration, vous surfez sur les mots et vous êtes persuadés que, ça y est, vous avez l’histoire de siècle.

Si la relecture est pour moi un moment horrible, c’est justement parce que c’est le moment de vérité où vous vous rendez compte que vous êtes loin du bestseller. Vous vous prenez fautes d’orthographe et fautes grammaticales en pleine face et les incohérences de votre histoires vous paraissent comme des obstacles insurmontables. Non ?

Mon conseil pour ne pas empirer votre sentiment d’impuissance face à la page blanche est de ne pas aller relire ce que vous avez fait. Relisez les deux ou trois derniers paragraphes pour vous remettre dans l’ambiance si nécessaire, mais ne relisez surtout pas tout votre premier jet, ou vous en serez découragé.

Écrire la fin en premier

Ce n’est qu’un conseil car j’entends déjà certains hurler rien qu’à imaginer écrire leur histoire dans le désordre. Mais c’est ce que j’ai fait pour la Lavandière de nuit : j’ai écrit les premiers chapitres, histoire de me faire aux personnages, à l’environnement et voir si le tout fonctionnait. Puis je suis passée aux derniers chapitres du dénouement et enfin, je suis revenue écrire l’entre-deux. Vous trouvez cela tordu ? Moi pas.

Comme expliqué dans le point précédent, si vous faites un bon plan, vous serez invincible face au manque d’inspiration, les doutes et les remises en question. Mais vous arriverez aussi à vous détachez de la chronologie et si, soudainement, vous êtes inspiré pour écrire telle scène mais qu’elle n’était pas sensée arriver avant plusieurs chapitres, allez-y !

Pour moi, écrire la fin avant le corps de l’histoire m’a permis de démystifier le fameux point final. Le dernier mot, la dernière phrase, le dernier paragraphe. On en fait des caisses, mais au final, le point final ne sonne pas la fin du travail, au contraire, il annonce les vraies hostilités (Oui, je hais les relectures de toute mon âme, vous l’avez compris).

Ne pas être trop dur avec soi-même

Certaines phrases et certains passages seront meilleurs que d’autres, c’est inévitable. Il faut donc éviter de vouloir la perfection en permanence, surtout pas pendant le premier jet. Si on préfère tous avoir la bonne phrase du premier coup, il y aura toujours certains mots qui ne sont pas optimaux, des phrases à la tournure étrange, etc.

Le principal, c’est de ne pas s’arrêter et de garder en tête que ce n’est « que » le premier jet. Vous aurez tout le temps par la suite pour retravailler vos phrases et votre vocabulaire !

Demain est un autre jour

Oui, on dédramatise ! Si je pense qu’écrire tous les jours est l’objectif ultime qu’on devrait tous atteindre, votre manuscrit peut se passer de vous un jour. Veillez toutefois à ne pas être démotivé si vous sautez un jour : vous pourriez alors mettre le doigt dans l’engrenage de « c’est pas pour une fois » et de la procrastination.

Quoiqu’il en soit, ne soyez jamais effrayé par un jour où la page blanche vous nargue. Vous finirez bien par la recouvrir de mots et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain !


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