Les Mystères de Larispem (Lucie Pierrat-Pajot)

Après avoir lu les trois premiers tomes de la Passe-Muraille, dont le premier était gagnant du concours du Premier Roman chez Gallimard, ma curiosité de lire ces nouveaux talents francophones de la littérature jeunesse a été piquée et j’ai plongé la tête la première dans le premier livre de la saga des Mystères de Larispem, « Le Sang jamais n’oublie ».

On retrouve ici trois adolescents évoluant dans le Paris de 1899, dans un univers où la Commune aurait gagné l’insurrection de 1871. Les ouvriers sont au pouvoir, notamment les bouchers qui composent une caste très respectée. Paris, renomée Larispem, est indépendante de la France et s’est émancipée notamment grâce à la révolution industrielle et aux nombreuses inventions que l’ancienne capitale française développe.

C’est dans la boue des événements les plus dramatiques que se trouvent les graines fertiles de l’amélioration de la société et du monde.

Sans jamais en avoir lu avant, j’ai toujours eu du mal avec le concept d’uchronie ; comment croire à l’histoire si on sait que ça ne s’est pas passé ainsi en réalité ? J’ai compris le but de l’uchronie en lisant la trilogie des Mystères de Larispem. La fait est que, si le récit est bien raconté, on en oublie l’Histoire et on commence à croire aux univers parallèles.

Et c’est ainsi avec grande surprise que j’ai adoré cet univers steam-punk, à parcourir les rues d’un Paris du passé avec trois personnages principaux ultra attachants aux personnalités détonantes. 

Premièrement, il y a Carmine, apprentie bouchère à la peau noire et au caractère bien trempé dans une population presque entièrement blanche. Il y a ensuite Liberté, jeune technicienne et amie de Carmine, qui vient des campagnes françaises et semble avoir une histoire chargée de secrets. Et enfin, il y a Nathanël, l’orphelin. Il a deux désirs dans la vie : sortir de l’orphelinat et rencontrer ses parents. Jusqu’au jour où il est témoin de faits surprenants…

Ma seule critique ici va à Gallimard Jeunesse qui, encore une fois, a tendance à promouvoir les livres qui se vendent énormément par rapport aux livres qui se vendent modérément bien. Ainsi, ça a été un peu la croix et la bannière pour acheter ces livres ; après avoir écumé toutes les librairies que je connaissais, je l’ai commandé pour l’avoir après un temps d’attente si long que c’était à se demander s’il y avait même un seul exemplaire en Belgique. Pour suivre Gallimard Jeunesse sur IG, je sais qu’ils clament haut et fort être la maison d’édition des sagas Harry Potter et la Passe-Muraille (que je t’adore, entendons nous bien) mais je continue à penser qu’ils délaissent beaucoup des petites pépites comme dans ce cas-ci, les Mystères de Larispem.

 

Les Mystères de Larispem

T. 1 « Le sang jamais n’oublie »

T. 2 « Les jeux du siècle »

T. 3 « L’élixir ultime »



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