On sait peu de choses sur Ashland, cette petite ville minière de Pennsylvanie qui n’en finit pas de se morceler, engloutie par les galeries qui courent dans son sous-sol. Pas de page internet ni de contacts extérieurs ; à croire que rien ne sort de la vallée.

Ainsi, lorsque Jessica y débarque pour vivre chez sa grand-mère, elle découvre une femme à l’image de la bourgade : pleine de froideur, de regards inquisiteurs, et de secrets. L’adolescente se retrouve confrontée à une communauté pieuse, où les traditions font office de lois, et rapidement, les mystères s’accumulent. Pourquoi les mines effrayent-elles tant les habitants, et pourquoi sa grand-mère refuse-t-elle de parler de la mort de son père, survenue dix ans auparavant ?

Jessica l’ignore, mais un compte à rebours a été enclenché dès son arrivée. Des murmures parcourent les bois, tandis que des tambours résonnent sous la terre.

L’Expiation approche, et l’heure du sacrifice a sonné.

Je crois qu’avant de donner mon avis sur cette lecture, je dois présenter mes plus profondes excuses à Christelle car en achetant son livre, je partais avec certains a-prioris. J’avais déjà acheté des livres auto-édité et je n’avais jamais réussi à terminer plus d ‘un chapitre. C’était une des raisons pour lesquelles l’auto-édition pour mes propres écrits me faisait peur : je n’avais jamais trouvé quelque chose de qualité sur Amazon KDP.

J’ai acheté L’Expiration parce que je suis Christelle depuis un moment et que je voulais quand même lire un de ces livres étant donné que ses conseils sur sa chaînes Youtube et Instagram sont toujours très pertinents. Et puis, le pitch de L’Expiation me plaisait assez bien.

A nouveau, avant de commencer le livre, l’ambiance petit village et jeune adolescente qui arrive de la grande ville pour aller habiter chez sa grand-mère, ça m’a rappelé un peu Twilight et je m’attendais à une lecture pépère. Du coup, je me suis rapidement donné des gifles intérieurement en commençant ma lecture car c’était diablement bon !

Tout d’abord, la fluidité de la plume de Christelle est à saluer. Les descriptions du village Ashland, des personnages et des différentes actions de l’histoire sont d’une grande qualité. J’avoue avoir comparé mon style au sien pendant toute ma lecture (oui, je sais, c’est pas bien) et ça m’a conforté dans ma pensée que je dois d’avantage travailler mes descriptions. Donc merci Christelle pour l’inspiration !

Ensuite, les personnages étaient d’un imparfait rafraîchissant. J’ai l’impression qu’on nous sert de plus en plus des personnages bourrés de défauts clichés ou de qualités de super-héros. Dans l’Expiation, Jessica, la protagoniste principale, est humainement imparfaite si je puis dire. Elle est attachante par son histoire passée, sa solitude et ses réactions imprévisibles.

Le style m’a rappelé un peu celui de Stephen King. Je partais peut-être à nouveau avec un a-priori car je sais que comme lui, Christelle ne fait pas de plan de son histoire et aime se laisser porter par ses personnages. Du coup, on ne s’ennuie presque jamais et les rebondissements se succèdent, non sans laisser quelques traces de sang et de boyaux derrière eux.

J’ai donc beaucoup apprécié cette lecture et, outre lui présenter mes excuses, je voulais aussi remercier Christelle pour m’avoir réconfortée avec l’auto-édition. Ce livre fut bien meilleur que certains livres édités par la voie traditionnelle et elle démontre ainsi la légitimité de ses conseils d’écriture donnés sur via Youtube, ses podcasts et ainsi que Instagram.